Si l'argent n'était pas un problème, que voudrais tu faire plus tard ?
C'est ainsi qu'au beau milieu d'une soirée je me suis vu poser l'une des questions les plus difficiles qu'il m'ait été donnée de répondre. En soit celle-ci ne pose pas de problèmes évidents. C'est vrai, on pourrait répondre que l'on voyagerait tout le temps, dire que l'on passerait une vie à lire des romans ou encore apprendre tout les secrets de l'univers, tout simplement parce qu'apprendre est l'une des choses les plus formidables que l'on puisse faire.
Oui mais voilà, quand, comme moi vous étudiez le commerce, vous n'apprenez pas pour apprendre dans le sens le plus simple du terme, vous apprenez pour trouver un métier par la suite, de préférence un métier où vous gagnerez bien votre vie. Apprendre est un des moyens qui vous permettra plus tard de profiter de la vie. Il n'est pas la finalité de votre parcours, mais une étape pour arriver au stade suivant. Oui mais quel stade ?
Parce qu'en y réfléchissant bien ce que j'apprends aujourd'hui et ce que j'apprendrai demain ne me permettra que de faire un travail peu intéressant qui représentera plus de la moitié de ma vie, voire plus encore en ne comptant que le temps que je passerai éveillé. Cette étape, ce moyen, représentera la quasi totalité de ce parcours, et en ce terme il pourrait être considéré comme la point d'orgues, le paroxysme de ma vie, que je le veuille ou non.
Cela je sais pourquoi je le fais, et pourquoi je le vois de cette manière. La vie a un coût et il semble impensable de s'en affranchir. Il me faut donc réussir afin de ne pas être dans le besoin, ne serait ce que pour bien manger et être à l'abri, au chaud, dans une maison confortable. Pourtant ce que ce moyen m'apporterait en terme financier je l'utiliserai pour faire autre chose, l'antithèse d'une vie coincée dans un bureau. Mon rêve ultime étant de voyager, rencontrer des gens et apprendre d'eux, de leurs expériences, de leurs défaites et de leurs victoires.
Alors pourquoi ne pas prendre cette direction ? Pourquoi ne pas se lancer dans l'inconnu et faire de mon métier cette finalité ?
Sans doute la peur de ne pas y arriver, sans doute ce risque important de rater et de se retrouver en marge de cette société dans laquelle j'ai grandi. Cette perte de repères, sortir de mon environnement social et se retrouver seul dans une seconde dimension de la société. Rares sont ceux qui vivent de leur passion, encore plus rares sont ceux qui réussissent. Oui mais voilà: réussir. Comment ? Dans quelle mesure ? De quelle manière ? Mon environnement social a son influence et je ne peux que voir l'idéal d'une autre voie en termes de réussite financière.
Alors il ne reste que peu de solutions, je peux essayer de trouver une finalité dans le moyen qu'est mis à ma disposition à travers mes études de commerce, tenter un bout de chemin sur une seconde voie ou alors devenir libraire.
Oui Libraire, comme ce que j'avais répondu cette nuit là...
4.2.11
3.2.11
Film for schmucks
Un diner de cons, un film complètement con. Il semblerait que l'océan atlantique a un effet particulier sur l'esprit de ceux qui le traversent. Une telle migration ne peut vraisemblablement pas laisser indemne, et c'est bien là la conclusion que je fais après avoir visionner ce film nul, long et vraiment pas drôle.
Je suppose que les gags, les blagues et les quiproquos ont été réalisé afin de faire rire les gens dans cette video. Triste. Pourtant je suis bien l'un des premiers à dire que les Français ne sont pas forcément beaucoup plus malin, mais force est de dire que Dinner for Schmucks contrarie mes pensées.
Steve Carrell, égal à lui même, joue le même rôle que dans The Office. Un être perdu qui n'a pas d'ami, pas de vie sociale et qui pense faire le bien en étant honnête avec tout le monde. S'ensuit une chaîne de péripéties moins comiques les unes que les autres. Les moments clef du film original ne sont peu ou pas repris, sans doute trop compliqué pour l'Américain moyen de l'Arkansas. À la place le film utilise des personnages sortis d'un cirque. Alors certes on rigole de temps en temps à quelques gags, on s'afflige devant la lourdeur des traditionnelles scènes de "morale" Hollywoodienne et l'happy end pathétique nous laisse sur une bonne note. Loin de la dureté des films et même de certaines comédies françaises.
Les francais ne sont pas stupides
Geüpload door plombe. - Nieuwscontent direct van de pers.
Comme quoi ce film a dû en faire rire d'autres de ce coté ci de l'Atlantique.
Je vous conseille quand même de lire ceci: la Manipulation !
Voilà je m'en vais sur ce dernier mot, regarder des films intelligents et complexes, avec des acteurs aux regards graves, enchainant les gauloises sur une composition de Tiersen, parce que moi ce soir je suis celui qui invite.
Bonsoir.
Je suppose que les gags, les blagues et les quiproquos ont été réalisé afin de faire rire les gens dans cette video. Triste. Pourtant je suis bien l'un des premiers à dire que les Français ne sont pas forcément beaucoup plus malin, mais force est de dire que Dinner for Schmucks contrarie mes pensées.
Steve Carrell, égal à lui même, joue le même rôle que dans The Office. Un être perdu qui n'a pas d'ami, pas de vie sociale et qui pense faire le bien en étant honnête avec tout le monde. S'ensuit une chaîne de péripéties moins comiques les unes que les autres. Les moments clef du film original ne sont peu ou pas repris, sans doute trop compliqué pour l'Américain moyen de l'Arkansas. À la place le film utilise des personnages sortis d'un cirque. Alors certes on rigole de temps en temps à quelques gags, on s'afflige devant la lourdeur des traditionnelles scènes de "morale" Hollywoodienne et l'happy end pathétique nous laisse sur une bonne note. Loin de la dureté des films et même de certaines comédies françaises.
Les francais ne sont pas stupides
Geüpload door plombe. - Nieuwscontent direct van de pers.
Comme quoi ce film a dû en faire rire d'autres de ce coté ci de l'Atlantique.
Je vous conseille quand même de lire ceci: la Manipulation !
Voilà je m'en vais sur ce dernier mot, regarder des films intelligents et complexes, avec des acteurs aux regards graves, enchainant les gauloises sur une composition de Tiersen, parce que moi ce soir je suis celui qui invite.
Bonsoir.
1.2.11
Jour sans
Il y a des jours comme ca où rien ne marche. On se pointe à la bibliothèque sans son bouquin de cours, on oublie ses stylos (le sur-ligneur jaune si cher a Mme prof de Français de 5e) et en plus de cela sa calculatrice, alors que le soir même on a un examen. La vie est ainsi faite de journées sans. Et même lorsqu'on arrive a récupérer par miracle une calculatrice avant d'entrer dans la salle, on apprend durement qu'on a oublié dans un coin de sa tête les formules qui auraient pu rendre service. C'est comme cela. On devrait fêter ces jours là. Les rendre fériés et rester au lit.
Alors oui cela serait génial un jour férié, comme ca, de temps à autre, quand cela nous arrange. Certains d'entre vous me diront, oui mais alors, tête de pancake, comment est ce que tu pourrais faire pour te rendre compte que c'est une journée sans ? Certes, et je veux bien le comprendre, il parait difficile, tout en restant dans son lit, d'affirmer le fait qu'une journée X soit une journée merdique. En meme temps il semble quand meme tres convenable de se decider avant de sortir du lit, et ce afin de prendre le moins de risques, de décréter journée "sans" avant même d'en être sur à cent pour cent.
En effet quel serait votre malheur que de vous levez un jour, de préparez vos affaires, à savoir un sac en bandoulière, un sac a dos, un sac plastique et une raquette de squash. De partir de chez vous, prendre le tram vers la gare numéro 1 et de rater votre train à une petite minute (soixante secondes rendez vous compte !). Rien. Même pas un Big Mac ! Mais encore motivé vous prenez donc un tram pour aller à la gare numéro 2 (Centraaaaal) parce qu'il y a plus (comme dans d'avantage) de trains qui partent de cette dernière. C'est à ce moment qu'entre la plate-forme de tram et la quai du train vous piquez un sprint à travers le hall. Et BIM ! Raté ! Le suivant est dans un demi-heure, il fait froid, ca vous demange l'entre jambe, alors vous prenez un autre tram pour aller à la gare numéro 3 (Le quai de la hollande). Où là vous êtes sûr qu'il y aura au moins un train qui vous attendra. Vous arrivez dans le hall, regardez les horaires, il y a un train dans une minute. Sapristi ! Un autre sprint. Vous courez comme si la Terre s'ouvrait derrière vous. Comme si vous etiez sur le point de vous faire manger tout cru par la dinde de noël. Le quai s'ouvre à vous. Un train à droite, un train à gauche. Il faut choisir. La reflexion n'est pas possible, les trains sifflent. Vous sautez dans le train sur votre droite. Heureux. Vous l'avez eu se train. Les portes se referment. Le train s'élance.
Il 's'élance dans le mauvais sens.
En voila une erreur que vous auriez pu éviter en restant bien au chaud dans votre lit. Malheureusement il a fallu que vous testiez les éléments pour voir si ils étaient avec où. Envers et contre tous. Un peu comme aujourd'hui, ou je ne sais que trop quoi écrire sur ce blog. Je vous laisse, ami lecteur, avec se sentiment de balade incohérente que peut procurer une soirée arrosée lorsqu'on se la remémore...
A vous l'antenne.
Alors oui cela serait génial un jour férié, comme ca, de temps à autre, quand cela nous arrange. Certains d'entre vous me diront, oui mais alors, tête de pancake, comment est ce que tu pourrais faire pour te rendre compte que c'est une journée sans ? Certes, et je veux bien le comprendre, il parait difficile, tout en restant dans son lit, d'affirmer le fait qu'une journée X soit une journée merdique. En meme temps il semble quand meme tres convenable de se decider avant de sortir du lit, et ce afin de prendre le moins de risques, de décréter journée "sans" avant même d'en être sur à cent pour cent.
En effet quel serait votre malheur que de vous levez un jour, de préparez vos affaires, à savoir un sac en bandoulière, un sac a dos, un sac plastique et une raquette de squash. De partir de chez vous, prendre le tram vers la gare numéro 1 et de rater votre train à une petite minute (soixante secondes rendez vous compte !). Rien. Même pas un Big Mac ! Mais encore motivé vous prenez donc un tram pour aller à la gare numéro 2 (Centraaaaal) parce qu'il y a plus (comme dans d'avantage) de trains qui partent de cette dernière. C'est à ce moment qu'entre la plate-forme de tram et la quai du train vous piquez un sprint à travers le hall. Et BIM ! Raté ! Le suivant est dans un demi-heure, il fait froid, ca vous demange l'entre jambe, alors vous prenez un autre tram pour aller à la gare numéro 3 (Le quai de la hollande). Où là vous êtes sûr qu'il y aura au moins un train qui vous attendra. Vous arrivez dans le hall, regardez les horaires, il y a un train dans une minute. Sapristi ! Un autre sprint. Vous courez comme si la Terre s'ouvrait derrière vous. Comme si vous etiez sur le point de vous faire manger tout cru par la dinde de noël. Le quai s'ouvre à vous. Un train à droite, un train à gauche. Il faut choisir. La reflexion n'est pas possible, les trains sifflent. Vous sautez dans le train sur votre droite. Heureux. Vous l'avez eu se train. Les portes se referment. Le train s'élance.
Il 's'élance dans le mauvais sens.
En voila une erreur que vous auriez pu éviter en restant bien au chaud dans votre lit. Malheureusement il a fallu que vous testiez les éléments pour voir si ils étaient avec où. Envers et contre tous. Un peu comme aujourd'hui, ou je ne sais que trop quoi écrire sur ce blog. Je vous laisse, ami lecteur, avec se sentiment de balade incohérente que peut procurer une soirée arrosée lorsqu'on se la remémore...
A vous l'antenne.
5.1.11
Inception
A l'origine il n'y avait rien. Le vide. La vie n'existait pas. Il n'y avait pas de réalité. Il y avait encore moins de rêve. Étrange que l'on puisse dire que le rêve existe. Existe-t-il réellement ? Cette question est encore plus étrange. Comment peut on demander sur un ton inquisiteur si le rêve, l'anti-thèse de la réalité, existe relativement à la réalité. Certes tous autant que nous sommes ont eu à faire avec des rêves d'un réalisme foudroyant. Mais n'avons jamais tous sut que le rêve était rêve alors qu'il est autant que la réalité une projection neuronale. La frontière est floue, et depuis toujours elle est un méandre inextricable d'histoires...
Commençons d'abord par nous réveiller ! Prenez votre main droite, celle qui se trouve sur votre souris ou votre pad. Lentement mais surement dirigez là vers votre main gauche. Posez cette dernière la paume vers le bas sur votre table/bureau/cuisse et avec l'index et le pouce de votre main droite pincez fortement: AÏE ! Vous êtes réveillez. Rien ? Veuillez consulter un médecin dans les plus brefs délais.
Ceci étant fait, nous pouvons continuer notre discussion sur le rêve, et rien de tel que de se remémorer ce que l'on nous a dit sur les rêves lorsqu'on était petit. Je me rappellerai toujours de ce dessin animé qui expliquait que le rêve était le processus de classification des images que nous avions vu pendant la journée et, pour cette raison, nous rêvions souvent de choses que nous avions faites durant la journée passée. La seule différence étant que nous étions amenés a mélanger plusieurs partie de notre éveil au sein d'un même songe (j'ai enfin trouvé un synonyme à "rêve"). Ceci pouvait créer quelque fois des cauchemars car ces visions ne correspondaient pas à la réalité, en quelque sorte une perte de repère était générée.
Comme dans la réalité celle-ci est angoissante. C'est à peu de chose près le maitre mot du film Inception. En gros tout le film ou presque se passe dans des rêves qui mélangent différents éléments de la réalité, l'idée de départ étant de vouloir nous perdre et de nous fournir des sensations fortes. Malheureusement le film échoue lamentablement de ce coté ci. Personne n'ayant jamais pu rêver de choses aussi complexes et complètes. On ne retrouve pas le monde propres aux songes, à la fois immense car infini, flou de part son imprécision et petit à cause de l'étroit espace qui y est représenté. Les rêves mis en place par l'équipe de Dicaprio font appels à des scènes de déjà vu, que ce soit une fusillade dans New York ou une fusillade dans une base militaire en Alaska. Alors certes ces scènes (les passages dans l'hotel à la pesanteur particulière) sont bien faites mais ne servent pas le titre du film.
Parce qu'au final, après être parti sur la possibilité ou non de créer une idée dans l'esprit d'autrui, on finit par un énorme film de baston Hollywoodien qui se finit dramatiquement par la guérison psychologique de notre héros. Alors moi je veux bien, et d'ailleurs j'ai passé un agréable moment a regardé ce film, mais pas besoin de me faire tout un speech sur les rêves, la réalité et la mémoire, qui est quand même assez laborieux à suivre au milieu de 143 scènes d'actions. A la fin du film je me suis même fait la réflexion : mais qu'est ce que je suis con à avoir voulu comprendre toute cette histoire.
A part ca on notera que Dicaprio joue le même rôle a peu de choses près que dans Shutter Island de Scorcese. Ce dernier film amenant un bien meilleur raisonnement sur l'interprétation d'un rêve en tant que réalité et sur la réalité en elle même ("vivre tel un monstre ou mourir en héros?"). Sur le même sujet Inception est bien loin de Matrix qui fut pourtant un gigantesque blockbuster avec une bonne dose d'action et qui amenait une réflexion beaucoup plus profonde sur la perception d'un songe en tant que réalité. On notera aussi que notre égérie Française, j'ai nommé Marion Cotillard, outre le fait qu'elle a un vilain accent Français se fait allusionner (du verbe "Faire Allusion") de toute part à chaque fois que la chanson de réveil sonne (c'est du Piaf). Bref Inception n'est surement pas le film de l'année, comme les lecteurs-du-monde.fr-qui-votent ont voté.
Reste que la fin pose une question essentielle: le niveau 0 du film est il la réalité ou un rêve ? A savoir si cette histoire tourne rond... ou pas.
Teddy Polar Bear, la tête à l'envers...
Commençons d'abord par nous réveiller ! Prenez votre main droite, celle qui se trouve sur votre souris ou votre pad. Lentement mais surement dirigez là vers votre main gauche. Posez cette dernière la paume vers le bas sur votre table/bureau/cuisse et avec l'index et le pouce de votre main droite pincez fortement: AÏE ! Vous êtes réveillez. Rien ? Veuillez consulter un médecin dans les plus brefs délais.
Ceci étant fait, nous pouvons continuer notre discussion sur le rêve, et rien de tel que de se remémorer ce que l'on nous a dit sur les rêves lorsqu'on était petit. Je me rappellerai toujours de ce dessin animé qui expliquait que le rêve était le processus de classification des images que nous avions vu pendant la journée et, pour cette raison, nous rêvions souvent de choses que nous avions faites durant la journée passée. La seule différence étant que nous étions amenés a mélanger plusieurs partie de notre éveil au sein d'un même songe (j'ai enfin trouvé un synonyme à "rêve"). Ceci pouvait créer quelque fois des cauchemars car ces visions ne correspondaient pas à la réalité, en quelque sorte une perte de repère était générée.
Comme dans la réalité celle-ci est angoissante. C'est à peu de chose près le maitre mot du film Inception. En gros tout le film ou presque se passe dans des rêves qui mélangent différents éléments de la réalité, l'idée de départ étant de vouloir nous perdre et de nous fournir des sensations fortes. Malheureusement le film échoue lamentablement de ce coté ci. Personne n'ayant jamais pu rêver de choses aussi complexes et complètes. On ne retrouve pas le monde propres aux songes, à la fois immense car infini, flou de part son imprécision et petit à cause de l'étroit espace qui y est représenté. Les rêves mis en place par l'équipe de Dicaprio font appels à des scènes de déjà vu, que ce soit une fusillade dans New York ou une fusillade dans une base militaire en Alaska. Alors certes ces scènes (les passages dans l'hotel à la pesanteur particulière) sont bien faites mais ne servent pas le titre du film.
Parce qu'au final, après être parti sur la possibilité ou non de créer une idée dans l'esprit d'autrui, on finit par un énorme film de baston Hollywoodien qui se finit dramatiquement par la guérison psychologique de notre héros. Alors moi je veux bien, et d'ailleurs j'ai passé un agréable moment a regardé ce film, mais pas besoin de me faire tout un speech sur les rêves, la réalité et la mémoire, qui est quand même assez laborieux à suivre au milieu de 143 scènes d'actions. A la fin du film je me suis même fait la réflexion : mais qu'est ce que je suis con à avoir voulu comprendre toute cette histoire.
A part ca on notera que Dicaprio joue le même rôle a peu de choses près que dans Shutter Island de Scorcese. Ce dernier film amenant un bien meilleur raisonnement sur l'interprétation d'un rêve en tant que réalité et sur la réalité en elle même ("vivre tel un monstre ou mourir en héros?"). Sur le même sujet Inception est bien loin de Matrix qui fut pourtant un gigantesque blockbuster avec une bonne dose d'action et qui amenait une réflexion beaucoup plus profonde sur la perception d'un songe en tant que réalité. On notera aussi que notre égérie Française, j'ai nommé Marion Cotillard, outre le fait qu'elle a un vilain accent Français se fait allusionner (du verbe "Faire Allusion") de toute part à chaque fois que la chanson de réveil sonne (c'est du Piaf). Bref Inception n'est surement pas le film de l'année, comme les lecteurs-du-monde.fr-qui-votent ont voté.
Reste que la fin pose une question essentielle: le niveau 0 du film est il la réalité ou un rêve ? A savoir si cette histoire tourne rond... ou pas.
Teddy Polar Bear, la tête à l'envers...
17.12.10
Exit Through The Gift Shop
Exit through the gift shop fait référence aux messages placardés sur les attractions de Disney Land où les sortie de secours mènent vers ces petites boutiques. Symbole de la mondialisation, du capitalisme et de la dictature de l'image. Clin d'oeil à Simulacres et simulation de Jean Baudrillard, où l'origine d'une oeuvre, ce qu'elle représente, n'a plus d'importance, seul sa valeur fictive, qu'elle soit monétaire ou imaginaire, compte. Tel est en sorte ce que dénonce ce film.
Pour ce faire Banksy, le street artist, connu pour avoir placardé des affiches dans toutes les grandes villes du monde et tagué le mur de Jérusalem, raconte sous forme de documentaire la genèse d'un mouvement dissident jusqu'à son apothéose. Afin de resté dans l'anonymat et de ne pas prendre toute la couverture du film il propose de suivre un étrange personnage, un Français résidant à Los Angeles : Thierry Guetta, comme le fameux DJ. Ce gentil personnage à l'accent Français très prononcé et aux pattes fort proéminentes est ce qu'on pourrait appeler un papa-caméscope compulsif. Il filme tout, tout le temps. Ses enfants, sa femme, les passants, la rue, son boulot, les quelques stars qu'il croise dans la rue et son cousin qui fait de drôles de mosaïques a l'effigie des fameux "space invaders."
Cette dernière rencontre est le point de départ du film à proprement parlé. Thierry Guetta, total étranger au monde de l'art, trouve enfin quelque chose qui vaille le coup d'être filmé, il découvre un but, un objectif dans sa pathologie compulsive. Une petite rétrospective sur son enfance nous explique pourquoi notre héros a ce besoin. Sa mère disparaît lorsqu'il a 11 ans, il est tout de suite retiré du foyer et recueilli chez ses cousins ou il grandira avec très peu de souvenirs de sa mère. Pour éviter la même situation à ses enfants, il veut emmagasiner un maximum d'images pour qu'ils ne puissent pas oublier. L'importance de l'image est ici souligner, comme si la réalité ne pouvait exister sans sa représentation, le culte de l'image a sa victime, sa pathologie, elle s'appelle Thierry Guetta.
Se sentant enfin utile il se lance dans la capture d'un maximum d'images de ces jeunes artistes indépendants, différents qui taguent des affiches publicitaires et placardent des images sur des murs gris. Très vite Guetta devient l'ami de ces hommes et femmes. Il parcoure le monde, de ville en ville pour filmer leurs actions. Il les connait presque tous. Il n'en manque q'un seul. Banksy.
Il va finir par le rencontrer, le filmer et devenir son meilleur ami. Banksy, l'ombre, s'associe à Guetta, la lumière. Celui qui faisait de l'art de rue incognito veut tout de même avoir un témoignage, un héritage visuel montrant son oeuvre et ses actions. Banksy lui demandera même au final d'en faire un documentaire retraçant l'histoire du mouvement. Malheureusement Guetta n'est qu'un mouton parmi tant d'autres et ne saura en aucun cas mené à bien cette première mission. Le documentaire est un désastre. L'artiste demande alors de le faire soi-même et propose une deuxième tâche à son fidèle filmeur: devenir à son tour un artiste de la rue.
Ni une ni deux Guetta se lance dans cette nouvelle activité. Très vite on se rend compte qu'il n'est pas un artiste, mais un simple copieur. Reprenant le travail d'autres artistes il y ajoute des taches pour en faire des oeuvres d'art, demande à ses assistants de photoshoppés des publicités déjà existantes ou encore tombe d'une échelle alors qu'il tague un mur. Il ne sait rien faire et a besoin d'aide pour tout. Pourtant il réussi à mettre sur pied une gigantesque exposition qui lui rapportera plus d'un million de dollars en une soirée. Le paroxysme de ce film, montrant à quel point aucun art ne peut résister à cette matière anti-artistique qu'est l'argent.
A la fin de ce film les notions d'art, de sub-culture ou encore de street art n'ont plus vraiment de sens. Elles se mélangent dans des entrelacs de ramifications, d'exemple et de contre-exemples, qui prouvent et éprouvent des thèses. Il ne reste qu'une question valable : qu'a donc voulu dire Banksy à travers ce vrai-faux documentaire ? Il a peut etre voulu défendre tout ses artistes qui eux aussi dessinent les espaces urbains, l'argent et la reconnaissance n'étant rien, Guetta étant le parfait exemple de non-artiste qui a seulement était opportuniste. Peut etre Banksy a-t-il ici critiqué par la même occasion le rôle qu'ont les médias sur l'art, en le portant à la connaissance d'un public celui-ci est d'emblée dénaturé et ne peut resté dans l'anonymat qui le défini. En effet quel est le rapport entre Space Invaders créant ses mosaïques au fond de son garage pour les accrochés dans la rue et Guetta jetant un coup de bombe au hasard sur 200 images identiques afin de les rendre uniques ? Aucun. L'ironie est palpable. Comme dans toute l'oeuvre de Banksy.
On se demande alors si au contraire ce documentaire n'est en fait qu'une simple oeuvre d'art, monté de toutes pièces ce documentaire ne serait peut être qu'un film différent. Il est ce que le street art est à l'ensemble de l'imagerie urbaine. Différent, peu conventionnel et ironique. Prenant la forme d'un documentaire il est déjà en soi un mode d'expression peu répandu comme l'est l'art en milieu urbain. Il est encore moins conventionnel dans le sens où il n'est pas vraisemblable. Il montre à quel point la forme d'une expression artistique peut induire sur sa compréhension, à travers Guetta et à travers le film en lui-même, on comprend à quel point le message ou l'absence de message peut être comprise différemment.
Banksy prend à revers la dictature de l'image et l'absence d'une réalité propre aux humains dénoncées par Baudrillard en créant un film qui montre la réalité de manière détournée afin que l'on comprenne mieux qu'elle est personnelle et universelle dans son accès.
C'est un Teddy Polar Bear, qui ne sait plus quoi dire, qui vous dit au revoir.
5.12.10
The Man from Earth
Je suis né 15 000 ans avant J-C. Dans une tribu du centre de l'Asie. Jeune j'étais humain. Avec le temps qui s'écoula, je devins différent. Vivre longtemps certes, mais qu'est ce que le temps quand on est homme de cro-magnon, quand on ne sait pas parler ou comprendre le monde qui nous entoure ?
Ma seule certitude était justement cette incompréhension. Mes compagnons disparaissaient, moi je restais. Très vite mes congénères m'exclurent. Moi le paria, le seul qui n'était point comme les autres. J'entrepris une longue errance à travers le monde. Jamais la mort ne vint me guetter. Jamais une blessure ne me fut fatale. Seul je pouvais marcher. J'ai sans doute traversé le monde, vu la manche alors qu'elle n'était point encore sous les eaux, visité les villages de la mer de Noire et rencontré le Bouddha.
Pourtant ce que je vous dis là je ne l'ai qu'appris plus tard. Bien plus tard. A une époque où la géographie fit son apparition, où les hommes commencèrent à comprendre le phénomène de la montée des eaux. Les guerres auxquelles j'ai participé. Les merveilles que j'ai vu s'ériger. Les civilisations que j'ai vu disparaitre. Tout cela n'est que le fruit d'un apprentissage tardif. L'expérience n'est rien sans la connaissance.
J'ai rencontré de grands hommes. Bouddha en fût un. Le seul qui de son temps me fît comprendre qu'il était grand. Sage, calme, ses préceptes me permirent d'accepter mon état. Homme immortel j'étais. Immortel je resterai. Je repris la route en direction de l'Europe, sur mon chemin, non loin de Bethleem et Jerusalem, j'ai essayé de transmettre les préceptes du Bouddha. Ils furent mal accueillis. Violemment rejeté par certains. Mais d'autres les suivirent, les interprétèrent faussement et en firent toute une histoire. Une erreur. Mon erreur.
L'homme n'a pas assez de recul, il n'a pas assez d'horizon non plus. Lorsque le recul devient suffisant l'horizon est trop court pour qu'il soit utile. Au contraire, sans recul, l'horizon est trop flou ou trop grand. La folie guette, attaque parfois, et mord de temps à autre. Si le monde moderne est ce qu'il est aujourd'hui, il est le fruit d'une mémoire collective. A défaut de ne savoir quoi faire, les hommes ont appris ce qu'ils ne devaient pas faire. Je n'y suis pour rien, et mon simple état de pion n'y changera rien.
Je suis en quête de connaissance, la reconnaissance ne m'intéresse que peu. Je suis à la recherche d'un semblable, mais lui non plus ne m'aidera pas. J'ai croisé l'amour, vogué sur l'amitié et sombré dans la tristesse. Ma vie n'est qu'une longue errance à la recherche de la personne que je suis. Même si je suis au dessus de tout les mortels, immunisé face à cette angoisse, cette pression de devoir faire les choses rapidement, je ne suis qu'un homme perdu comme tant d'autres. Qui suis je ? Que dois je faire ? Où vais je ? Pourquoi moi ? Je suis si banal et si extraordinaire à la fois.
Je ne suis au final qu'un humain comme tant d'autres.
Ma seule certitude était justement cette incompréhension. Mes compagnons disparaissaient, moi je restais. Très vite mes congénères m'exclurent. Moi le paria, le seul qui n'était point comme les autres. J'entrepris une longue errance à travers le monde. Jamais la mort ne vint me guetter. Jamais une blessure ne me fut fatale. Seul je pouvais marcher. J'ai sans doute traversé le monde, vu la manche alors qu'elle n'était point encore sous les eaux, visité les villages de la mer de Noire et rencontré le Bouddha.
Pourtant ce que je vous dis là je ne l'ai qu'appris plus tard. Bien plus tard. A une époque où la géographie fit son apparition, où les hommes commencèrent à comprendre le phénomène de la montée des eaux. Les guerres auxquelles j'ai participé. Les merveilles que j'ai vu s'ériger. Les civilisations que j'ai vu disparaitre. Tout cela n'est que le fruit d'un apprentissage tardif. L'expérience n'est rien sans la connaissance.
J'ai rencontré de grands hommes. Bouddha en fût un. Le seul qui de son temps me fît comprendre qu'il était grand. Sage, calme, ses préceptes me permirent d'accepter mon état. Homme immortel j'étais. Immortel je resterai. Je repris la route en direction de l'Europe, sur mon chemin, non loin de Bethleem et Jerusalem, j'ai essayé de transmettre les préceptes du Bouddha. Ils furent mal accueillis. Violemment rejeté par certains. Mais d'autres les suivirent, les interprétèrent faussement et en firent toute une histoire. Une erreur. Mon erreur.
L'homme n'a pas assez de recul, il n'a pas assez d'horizon non plus. Lorsque le recul devient suffisant l'horizon est trop court pour qu'il soit utile. Au contraire, sans recul, l'horizon est trop flou ou trop grand. La folie guette, attaque parfois, et mord de temps à autre. Si le monde moderne est ce qu'il est aujourd'hui, il est le fruit d'une mémoire collective. A défaut de ne savoir quoi faire, les hommes ont appris ce qu'ils ne devaient pas faire. Je n'y suis pour rien, et mon simple état de pion n'y changera rien.
Je suis en quête de connaissance, la reconnaissance ne m'intéresse que peu. Je suis à la recherche d'un semblable, mais lui non plus ne m'aidera pas. J'ai croisé l'amour, vogué sur l'amitié et sombré dans la tristesse. Ma vie n'est qu'une longue errance à la recherche de la personne que je suis. Même si je suis au dessus de tout les mortels, immunisé face à cette angoisse, cette pression de devoir faire les choses rapidement, je ne suis qu'un homme perdu comme tant d'autres. Qui suis je ? Que dois je faire ? Où vais je ? Pourquoi moi ? Je suis si banal et si extraordinaire à la fois.
Je ne suis au final qu'un humain comme tant d'autres.
24.11.10
Cargo
Bientôt il fera froid dans l'espace, les lumières faites de néons disparaitront et laisseront place à des nuages de vapeurs que l'Homme expirera dans l'obscurité.
Cargo, Space is cold, film suisse allemand, réalisé par Ivan Engler et Ralf Etter nous offre des lendemains polaires dans l'immensité d'un espace vide.
Nous sommes donc en 2267, dans une gigantesque station spatiale en orbite au dessus de la Terre, où les hommes encore en vie survivent tant bien que mal, entassés les uns sur les autres dans des salles d'attente où le froid règne en maitre absolu. La modernité si chère à la science fiction ne se fait ressentir qu'à travers des écrans plats omniprésents et des appareils de communication étonnamment peu surpuissants: le Monde, où l'espèce humaine, n'a donc que peu évolué. Comme souvent le thème de départ est cette absence d'un chez soi comme nous le connaissons. La Terre est inhabitable, une multi-nationale commande dorénavant les décisions politiques et les futurs étapes de la destinée humaine. Les ingrédients sont là, on peut s'installer confortablement, poser son bock de pop-corn et se laisser transporter.
Passé la surprise de la langue allemande comme voix originale, on découvre l'histoire du film. Laura, médecin, veut rejoindre sa soeur partie vivre sur une planète lointaine qui ressemble à la Terre, Rhea. Comme un signe, les rares images de ce paradis perdu sont celles d'un automne aux couleurs dorées, avant que l'hiver ne sévisse, comme un clin d'oeil aux réfugiés qui veulent tous s'echapper non pas vers des lendemains chantants mais vers un passé disparu. Les hommes n'ont plus d'avenir dans cette branche du possible, seul le retour aux fondamentaux de la vie leur sera salvateur. Fiction ? Rien n'est moins sur.
Notre héroine s'embarque sur un immense vaisseau spatial cargo avec quelques membres d'équipage. Le trajet allé-retour, d'une durée de 4 ans, devra lui permettre de payer le voyage vers Rhea et rejoindre sa soeur. Une grande partie du trajet se fera plongé dans un sommeil cryogène. Chaque membre devant surveillé le vaisseau pendant 4 mois d'affilés, seul dans le froid. Évidemment le vaisseau n'est pas vide, et le jeu du chat et de la souris commence. L'angoisse monte lentement et le froid se transmet. La fin du film propose une réflexion sur les motivations des hommes: ce qui nous pousse chaque jour à nous lever, à faire quelque chose de notre vie alors que celle ci est vouée à finir tôt ou tard, retourner au néant.
L'idée que le bonheur puisse être artificiel se heurte à notre volonté de vouloir dominer et contrôler. L'espece humaine à toujours voulu sortir de son statut animal et s'affranchir des limites de cette condition. Tout dans notre développement à toujours été orienté vers cette idée que le contrôle était le stade absolu de l'homme, l'idée même de la liberté est celle du contrôle, le refus d'être dépendant de ce que la Terre ou toute autre personne a à nous offrir. La question qu'on peut se poser, après avoir vu ce film, où d'autres, après avoir appris que le Père Noël n'existait pas, ou même en repensant à cette chèvre si naïve mais si forte : le prix de la liberté et du bonheur n'est il pas celui de l'ignorance ?
"Heureux les simples d'esprits" disait Sinsemilia dans une de leurs chansons, heureux Amine qui chérissait son barbecue en plein désert, heureuse la soeur de notre héroïne.
Toutefois la vérité semble plus forte pour Laura. Elle décide de refuser ce paradis et de se battre pour un meilleur monde à dessein de tous. En apprenant toutes les facettes de la vérité elle arrive à saisir l'essence même de son être et réalise que l'épanouissement de sa personne ne peut que passer par un retour a ses racines, celles qui réduisent la liberté apparente mais qui permettent de bâtir une vie, un chez-soi et, d'une certaine manière, de la rendre humaine. On se demande si son choix est le bon, si nous même aurions fait le même geste, sommes nous suffisamment forts ?
Une perle de la science fiction, difficile à trouver, mais qui se déguste avec plaisir.
L'ourson blanc de l'espace vous salue.
Cargo, Space is cold, film suisse allemand, réalisé par Ivan Engler et Ralf Etter nous offre des lendemains polaires dans l'immensité d'un espace vide.
Nous sommes donc en 2267, dans une gigantesque station spatiale en orbite au dessus de la Terre, où les hommes encore en vie survivent tant bien que mal, entassés les uns sur les autres dans des salles d'attente où le froid règne en maitre absolu. La modernité si chère à la science fiction ne se fait ressentir qu'à travers des écrans plats omniprésents et des appareils de communication étonnamment peu surpuissants: le Monde, où l'espèce humaine, n'a donc que peu évolué. Comme souvent le thème de départ est cette absence d'un chez soi comme nous le connaissons. La Terre est inhabitable, une multi-nationale commande dorénavant les décisions politiques et les futurs étapes de la destinée humaine. Les ingrédients sont là, on peut s'installer confortablement, poser son bock de pop-corn et se laisser transporter.
Passé la surprise de la langue allemande comme voix originale, on découvre l'histoire du film. Laura, médecin, veut rejoindre sa soeur partie vivre sur une planète lointaine qui ressemble à la Terre, Rhea. Comme un signe, les rares images de ce paradis perdu sont celles d'un automne aux couleurs dorées, avant que l'hiver ne sévisse, comme un clin d'oeil aux réfugiés qui veulent tous s'echapper non pas vers des lendemains chantants mais vers un passé disparu. Les hommes n'ont plus d'avenir dans cette branche du possible, seul le retour aux fondamentaux de la vie leur sera salvateur. Fiction ? Rien n'est moins sur.
Notre héroine s'embarque sur un immense vaisseau spatial cargo avec quelques membres d'équipage. Le trajet allé-retour, d'une durée de 4 ans, devra lui permettre de payer le voyage vers Rhea et rejoindre sa soeur. Une grande partie du trajet se fera plongé dans un sommeil cryogène. Chaque membre devant surveillé le vaisseau pendant 4 mois d'affilés, seul dans le froid. Évidemment le vaisseau n'est pas vide, et le jeu du chat et de la souris commence. L'angoisse monte lentement et le froid se transmet. La fin du film propose une réflexion sur les motivations des hommes: ce qui nous pousse chaque jour à nous lever, à faire quelque chose de notre vie alors que celle ci est vouée à finir tôt ou tard, retourner au néant.
L'idée que le bonheur puisse être artificiel se heurte à notre volonté de vouloir dominer et contrôler. L'espece humaine à toujours voulu sortir de son statut animal et s'affranchir des limites de cette condition. Tout dans notre développement à toujours été orienté vers cette idée que le contrôle était le stade absolu de l'homme, l'idée même de la liberté est celle du contrôle, le refus d'être dépendant de ce que la Terre ou toute autre personne a à nous offrir. La question qu'on peut se poser, après avoir vu ce film, où d'autres, après avoir appris que le Père Noël n'existait pas, ou même en repensant à cette chèvre si naïve mais si forte : le prix de la liberté et du bonheur n'est il pas celui de l'ignorance ?
"Heureux les simples d'esprits" disait Sinsemilia dans une de leurs chansons, heureux Amine qui chérissait son barbecue en plein désert, heureuse la soeur de notre héroïne.
Toutefois la vérité semble plus forte pour Laura. Elle décide de refuser ce paradis et de se battre pour un meilleur monde à dessein de tous. En apprenant toutes les facettes de la vérité elle arrive à saisir l'essence même de son être et réalise que l'épanouissement de sa personne ne peut que passer par un retour a ses racines, celles qui réduisent la liberté apparente mais qui permettent de bâtir une vie, un chez-soi et, d'une certaine manière, de la rendre humaine. On se demande si son choix est le bon, si nous même aurions fait le même geste, sommes nous suffisamment forts ?
Une perle de la science fiction, difficile à trouver, mais qui se déguste avec plaisir.
L'ourson blanc de l'espace vous salue.
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